MODELE ANIMAL : BIOGASSENDI 30 ANS D'EXPÉRIENCE, CONSEILS PERSONNALISES et RÉSULTATS
 
voir aussi  SPECIAL VACCINATIONS et MASSACRE CONSENSUEL
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  editobio24  01/01/02(B.Sland)
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  MODELE ANIMAL
SACRIFICES HUMAINS 
3 R MENT ! 
UNE SPECIFICITE 
BIOLOGIQUE
ANTI-CANCER 
NON TRANSPOSABLES 
LIGNEES "SPECIALISEES"
XENOGREFFES - ONCOGENES ET SUPPRESSEURS 
MODELE DE L'HOMME, 
L'HOMME LUI-MÊME
EXPLORER LES BONNES VOIES
METHODES BIO-SUBSTITUTIVES 
NOUVELLE APPROCHE - LA FRANCE RETARDATAIRE
Le Comité Scientifique Pro Anima a réussi à fédérer autour de lui, notamment 2 très importantes associations aux objectifs de santé publique similaires : la DLRM (Doctors & Lawyers for Responsible Medicine), à Londres, et le CSA (Comitato Scientifico Antivivisezionista), à Rome, pour alerter une fois de plus les pouvoirs pubIics sur les dangers de se fier à l’expérimentation animale pour évaluer les risques sanitaires humains, en particulier la toxicité. Malgré cela, la Commission Européenne (CE), assiégée par les lobbies industriels, veut faire tester, dans les 20 ans à venir, la toxicité des 100 000 substances chimiques circulant dans les pays membres, en "consommant"  pour l'occasion 50 à 250 millions de mammifères (singes, chiens, chats, rongeurs). 
Un sacrifice animal, qui par son inutilité et les mauvaises directions qu'il a toujours fait prendre - combien de substances pharmaceutiques retirées du marché en catastrophe, et combien de centaines de morts suite à la prise de médicaments toxiques validés par le modele animal - pourrait bien conduire à de nouveaux sacrifices humains ..


3R MENT !

Pour calmer les protestations unanimes des associations sérieuses, le "Livre Blanc sur les Substances Chimiques", commandé par la Communauté Européenne, s'appuyait sur l'indispensable respect des 3R (Reduce, Refine, Replace). « Inventés » en 1956 par les professeurs Russel et Birch, ces principes visent à réduire le nombre d'animaux sacrifiés, à les remplacer par des méthodes substitutives, et à affiner le recours au modèle.. 

Outre le fait que le modèle animal ne mime pas de façon fiable le comportement biologique de l'homme, le principe des 3R, d’ores et dèja inappliqué, se révèle être une "tarte à la crème", un moyen pour les lobbyistes des multinationales agro-, pharmaco-, ou pétro-chimiques de satisfaire l’opinion, au mépris de la santé des citoyens de l'Union Européenne. L'adhésion à Pro Anima à la fin des années 90 du Pr Birch, confirme sans nul doute que les 3R n'avaient plus cours et qu'à présent, les méthodes scientifiques hors modèle animal sont infiniment préférables. 


SPÉCIFICITÉ BIOLOGIQUE

Aucune espèce animale ne saurait être considérée comme modèle d'une autre, parce que chaque espèce a évolué dans sa niche écologique spécifique où elle a prospéré en s'adaptant aux ressources, dangers et contraintes de la niche, ce qui lui confère une spécificité biologique unique. De ce fait, il ne peut exister de règle permettant de prédire comment se comportera l'homme confronté à une condition à laquelle on vient d'exposer une souris par exemple. On ne le saura qu'après avoir exposé l'homme : le modèle souris était inutile. Devant cet argument incontestable, la Recherche s'est davantage orientée vers un modele, toujours animal, mais de plus grande proximité avec l’homme : les primates. Mais, la barrière d'espèce existe même pour les espèces très voisines

Ainsi, le modèle du chimpanzé pour l'hépatite B s'est révélé inopérant. L'évolution de la phase aigüe de la maladie et ses séquelles chroniques, qui rendent la maladie très dangereuse chez l'homme, sont absentes ou à peine perceptibles chez le chimpanzé. Infecté par le virus du Sida, il ne développe la maladie que très exceptionnellement, puisque sur la centaine de « modèles », deux seulement ont développé un syndrome d'immuno-déficience, d’ailleurs dans des conditions douteuses. 
Si on se rappelle que le Sida du macaque est une création de laboratoire qui « provient de la contamination accidentelle dans les centres de primatologie par le SIVsmm présent chez les singes mangabey » (Livre blanc sur l'expérimentation animale page 176, Hurtel, Maurin-Blanchet et Tambourin), on doit s'interroger sur les dangers de telles expériences. 
L’espèce humaine s'expose ainsi à des risques apocalyptiques du fait du franchissement de la barrière d'espèce par des rétrovirus qui pourraient être à l'origine du virus du Sida, comme l'évoque Axel Kahn(Science/Médecine n°2, page 200, 1992). 

Malgré ces échecs qui ont couté des dizaines de millions, on a crée en Alsace un grand centre d'élevage de milliers de primates, pourtant inutile et dangereux d'un point de vue scientifique et donc encore moins acceptable sur le plan éthique. 


ANTI-CANCER NON TRANSPOSABLES 

Dans le domaine de la recherche contre le cancer, des milliers de substances actives sur le modèle animal se sont avérées sans intérêt chez l'homme  ... et vice versa.

Depuis 50 ans, des dizaines de milliers de substances ont montré une activité anti-cancer intéressante chez l'animal (souvent des rongeurs), mais seulement quelques dizaines ont été retenues pour la chimiothérapie chez l’homme. 

"CONSOMMATION" DE LIGNEES "SPECIALISEES"
On a pourtant fait preuve d'ingéniosité, puisqu'on est passé des rongeurs « tout venant », dont on sait qu'ils sont spontanément tres susceptibles de développer des tumeurs (en vogue dans les années 50), à des lignées de ces même rongeurs « spécialisées » (c'est à dire portant des prédispositions génétiques particulières) dans la leucémie (cancer des cellules du sang) dans les sarcomes (cancer des muscles, des os ..) ou les carcinomes (cancer des cellules épithéliales -disposées en couche-: cancer du sein, du colon, du poumon..). La plupart des produits qui se sont montrés efficaces sur ces lignées se sont avérés par la suite sans intérêt chez l'homme. 

DE L'ECHEC DES XENOGREFFES 
Aussi, quand on a su (dans les années 70) supprimer la défense immunitaire de ces animaux, on a pu leur greffer sous la peau des tumeurs humaines (xénogreffes). Du fait de l'impossibilité de rejet, la tumeur greffée, nourrie par l'animal, continue à se développer, sauf si un anti-cancer efficace arrête sa croissance. Le succès des xénogreffes pour rechercher des anti-cancer n'a pas été plus brillant qu'avec les lignées spécialisées. Les tumeurs greffées ne se comportent pas comme chez l'homme (pas de métastases par exemple) et leur environnement « immuno-déprimé» est radicalement différent de leur environnement normal. 
Ces « modèles » ont donc permis de trouver des anti-cancer très efficaces chez la souris mais absolument pas chez l'homme, et à l'inverse, la plupart des anti-cancer efficaces chez l'homme sont sans effet sur les tumeurs humaines xénogreffées chez la souris.

ONCONGENES ET SUPPRESSEURS
Malgré cela, on a persisté à « modéliser », cette fois en s'inspirant des dernieres connaissances acquises sur les cancers humains en biologie moléculaire. 
 

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Les cellules contiennent des gènes (les oncogénes) qui poussent à la division cellulaire (responsable de la prolifération des cellules). Ils jouent un rôle essentiel durant le developpement, mais deviennent normalement muets par la suite - sauf si les « commandes » de ces gènes subissent des mutations qui leur permettent de se réactiver hors de propos, donc de permettre à la cellule de proliférer sans frein. Pour pallier de telles défectuosités, les cellules contiennent une autre classe de gènes (les suppresseurs de tumeurs ou anti-oncogènes) qui vérifient si le génome de la cellule est exempt de mutations. S'ils en détectent, les produits de ces gènes bloquent le cycle cellulaire jusqu’à ce que la mutation soit bien réparée, et si c'est impossible, provoquent le suicide de la cellule (apoptose). Malheureusement, quelquefois eux-mêmes victimes de mutations, ces suppresseurs ne peuvent plus remplir leur rôle de gardien: les cellules de plus de la moitié des tumeurs solides humaines contiennent des gènes de suppresseurs de tumeurs mutés ! 
Oncogènes et suppresseurs de tumeurs se retrouvant à travers tout le règne animal, on a donc muté des oncogènes et des gènes de suppresseurs de tumeurs présents dans le génome de la souris, dans l'espoir que ces animaux développent les tumeurs se comportant comme des tumeurs humaines.
Résultats décevants : l'inactivation d'un gène suppresseur de tumeur, conduisant chez l'homme en cas de mutation au cancer du colon, produit bien le démarrage de ce cancer chez la souris, mais l'évolution de la maladie est très différente chez la souris et l'homme. Par exemple, chez l'homme s'en suit en général le cancer du foie, pas chez la souris. Un autre suppresseur de tumeur, dont la mutation est responsable du cancer de la rétine chez l'homme, donne un cancer de la glande pituitaire chez la souris. Quant au gene dont la mutation est impliquée dans le cancer du sein et de l’ovaire chez l'humain, son inactivation chez la souris ne conduit à aucun cancer..


LE MODELE DE L'HOMME, L'HOMME LUI-MÊME

On a donc fini par comprendre que même au niveau cellulaire et moléculaire, l'animal n'est pas un modèle biomédical de l'homme. Le modèle de l'Homme, c'est l'Homme lui-même et ce sont ses cellules qu'il faut étudier. Ainsi, le National Cancer Institute (USA) a testé depuis 1990 des dizaines de milliers d'agents anti-cancéreux potentiels sur des lignées cellulaires issues de dizaines de tumeurs humaines, quelques milliers ont montré une activité intéressante sur l'une ou l'autre des lignées. L'analyse informatique des spectres d'activité a permis d'en sélectionner un millier, qui doivent à présent passer le test clinique. Vaste programme ! 
Le modèle animal a encore fait preuve de son inefficacité lorsqu'on a mis ces cellules dans des fibres capillaires, qu'on a ensuite implanté dans divers organes et tissus de souris. Puis on a exposé ces souris à l'anti-cancer par divers moyens: injection cutanée, intraveineuse, administration orale... Résultats décevants, comme il fallait s'y attendre.. 

Très récemment, on a enfin attaqué le problème en utilisant les connaissances acquises en biologie moléculaire des cellules cancéreuses, donc caractérisées par l'activation des oncogènes et/ou l'inactivation des suppresseurs de tumeurs conduisant a des divisions cellulaires incontrôlées. Le déroulement de la division cellulaire passe en effet par un certain nombre de « points de contrôle » (check-points), où des enzymes contrôleurs peuvent bloquer la progression de la division s'ils détectent certaines anomalies, tel un dommage sur le matériel génétique de la cellule qui n'aurait pas été correctement réparé. On sait que des mutations de ces enzymes (et d'autres, également actifs dans le cycle cellulaire) sont associés à nombre de cancers humains. On cherche donc des moyens de suppléer les défaillances de ces enzymes mutés et ainsi de restaurer le contrôle normal de la division cellulaire. Très souvent, une mutation dans une protéine entraine la perte de sa fonction.
 

EXPLOITER LES BONNES VOIES 

En attendant que l'on sache réparer une mutation dans un gène, ou que la thérapie génique puisse suppléer un gène muté, il est le plus souvent impossible, de fabriquer des médicaments pouvant mimer l'action de la protéine mutée. La voie actuelle de recherche tente donc de développer des substances capables d'inhiber l'action de protéines intervenant après le passage du cycle par le point de controle défaillant.
Les méthodes de la génétique moléculaire, souvent mises au point sur des micro- organismes type levures, permettent d'identifier ces gènes, d'en dévoiler les fonctions et de rechercher des drogues capables de les inhiber spécifiquement.
Cette approche est souvent facilitée par l'instabilité génétique qui caractérise en général la cellule cancéreuse. Il est fréquemment possible de trouver des gènes en aval du point de contrôle dont  l’inactivation n'est pas léthale, mais devient léthale si elle s'additionne à l'inactivation du gène contrôleur. 

Il est clair que ces approches ne peuvent être efficaces pour les cancers humains que si elles sont appliquées aux cellules humaines. En fait, il faudrait même effectuer cette recherche sur les cellules cancéreuses d'un patient donné et lui administrer l'anti-cancéreux inhibant certains des gènes en aval du point de contrôle défaillant chez lui, autrement dit une médication anticancéreuse à la carte. On éviterait ainsi les dégats épouvantables que les chimiothérapies courantes font sur les cellules saines de l'organisme et ses fonctions. 


METHODES BIO-SUBSTITUTIVES 

La thérapie anti-cancer reste empirique, et à défaut de mieux chercheurs et praticiens se sont rabattus sur le modèle animal, avec le peu de succès que l'on sait, puisque la plupart des substances anti-cancéreuses utilisées actuellement chez l'homme ont été le fruit d'heureux hasards. 

NOUVELLE APPROCHE 
De la biologie moléculaire et cellulaire jusqu'aux investigations non invasives et non traumatisantes (analyse médicales in-vitro, imagerie numérique, informatique, génie combinatoire, etc), deux decennies de progrès ont donné à la Recherche un arsenal de méthodes permettant de répondre aux exigences de fiabilité dans l'évaluation des risques toxiques pour la santé humaine.
Ces méthodes scientifiques pour l'identification et la prévention des risques toxiques présentent tous ces avantages. Elles sont rapides donc très économiques (un test de mutagénécité, donc de cancérogénécité possible, dure quelques jours), elles sont reproductibles (pas de résultats erratiques) s'opèrent sur des micro-, voire des nano-quantités de produits (précieux et pharmacologie). Elles permettent de « dialoguer » finement et en direct avec des cellules humaines en culture, des organes humains en perfusion mis en présence d'un produit à tester, d'identifier les cibles cellulaires et intra-cellulaires, les mécanismes d’action et leur permanence, les réparations éventuelles des dommages et le devenir du produit testé. Les connaisances acquises permettent ainsi d’évaluer l’action du produit sur le long terme (une dizaine d’années) et ses cibles probables, de le corriger et de l’améliorer de façon rationnelle. 

LA FRANCE RETARDATAIRE 
Ces méthodes qui ne recourent pas au modèle biomédical animal mettent au service des chercheurs un potentiel scientifique abondant, dont étonnament la France n'estime pas encore l'ampleur.  (voir les tribulations d'un chercheur / Sida CNRS) 
Si Etats-Unis et Japon allouent des budgets importants a des institutions puissantes dédiées au développement des ces méthodes, nos voisins européens sont déjà dotés de centres de recherche. La France en est encore à desesperer ses chercheurs et à combattre ceux d'entre eux jugés déviants car opposés au modèle animal, pourtant talentueux, en s’interrogeant sans fin, pour à terme acheter très cher à ses concurrents plus rapides et malins, les brevets qu'elle serait tout à fait en mesure de prendre et de bien vendre dès maintenant... 


Ce texte est librement inspiré de la LETTRE de P.A n°8 Printemps 97, et des Numeros d'Ete 98, n°20 et 23 de SCIENCES-ENJEUX-SANTE
Revue trimestrielle d'information éditée par
LE COMITE SCIENTIFIQUE PRO ANIMA
Sous la présidence d'honneur du Pr THÉODORE MONOD, et avec le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons,
le COMITÉ SCIENTIFIQUE PRO ANIMA
assure Ia promotion des méthodes bio-substitutives à l'animal pour la prévention des risques toxiques.
PLUS SUR PRO-ANIMA
(quelques membres: 
Pr T. Monod, Pr G. Adomian, B. Bardot, Dr F. Beltrami, J-L Binet, A. Bombard, Pr J-P Escande, Pr Proteau, A. Waechter)
Merci à Mme Christiane LAUPIE, secrétaire générale du Comité Pro-Anima pour sa toujours bienveillante collaboration.. 

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